Retour sur notre après-midi jeux de plateau à Neuville-sur-Saône

Figurez-vous qu’on m'a dit : « Samedi 31 janvier, on joue ! ».
Je demande : « À quoi ? ».
On me répond : « À tout ! ».

Je n'ai pas eu le temps de dire « ouf » que la salle était déjà pleine à craquer.
Les gens arrivaient les bras chargés de gâteaux, c'était inouï !

J'ai vu un gâteau à la carotte...
J'ai goûté, c’est curieux... Eh ben, figurez-vous que c’était bon ! On n'arrête pas le progrès, hein.


Puis j'ai vu Ndzaï. Elle n'avait pas apporté des jeux, elle avait apporté la ludothèque entière !
Il y en avait partout !
J'ai dit : « Tu as pris trop de jeux ! ».
Elle m'a répondu : « Non, il en faut pour tous les goûts ».
J’ai dit : « D’accord ! Mais si y’en a pour tous les goûts, on finit par perdre le sien... on a l’embarras du choix, mais on n’a plus le choix de l’embarras ! »

Soudain, j'aperçois le « Clan des Mamies ».
Elles étaient là, immuables.
Bastien, notre vice-président — qui n’est pas le président du vice, attention ! — leur a offert un verre aux couleurs de l’asso.
Elles étaient ravies !
Elles ont attaqué le Skyjo.

Julia, 22 ans, face à notre doyenne de 92 ans (elle a connu l’invention du bois). Soixante-dix ans d’écart ! C’est fou, non ?
À 92 ans, on a de l’expérience, on sait tricher avec élégance ! Julia cherchait son jeu, la doyenne cherchait ses lunettes, mais c’est la bonne humeur qui a gagné.
Pendant ce temps, les autres jouaient à Fluffy Valley. Faut ranger des baies et de la paille pour l’hiver. On aurait dit ma voisine qui fait ses stocks de PQ avant le confinement...

Plus loin, c'était le naufrage ! L’île d’Atlantis sombrait !
Les gens criaient : « On coule ! On sombre ! ».
Pendant ce temps là, moi, je buvais ma tasse.


J'ai vu des gens jouer à Pili Pili. C'est un jeu pimenté ! On vous donne des missions qui bouleversent les règles à chaque tour. On joue à l’aveugle, on parie sur l'avenir... mais l'avenir change d'avis ! Et alors, il y a les "pilis", ces petits piments. Si vous en accumulez trop, vous avez échoué.

Et Bastien, le pauvre Bastien ! Il suait sang et eau sur un Pina Coladice. Il jouait contre un petit. Un tout petit. Un petit génie ! Bastien calculait ses points, le petit calculait ses chances. Le gamin lui a dit : « C’est un jeu d’enfant ! ». Bastien a répondu : « Pour moi, c’est un travail d’adulte ! ». C’est absurde !

On a fini par un 6 qui prend. Prendre des têtes de bœuf quand on a déjà une carotte dans l’estomac et une carte sur le front, c’est tout un art de vivre, Môssieur ! On a ri, on a réfléchi...
C’était une après-midi... mais alors une après-midi ! Vivement la prochaine!
