Les Licences Débarquent à Neuville, Batman Squatte les Tables et l’Œil de Sauron nous Surveille

Qui a dit que la pop-culture ne menait à rien d'autre qu'à accumuler des figurines en plastique poussiéreuses sur des étagères branlantes ?
Certainement pas les vingt hurluberlus qui ont bravé le couvre-feu ludique ce mardi soir pour notre session spéciale Licences, bien décidés à en découdre à coups de franchises hollywoodiennes et de mauvaise foi caractérisée.
L'ambiance oscillait gentiment entre la convention de geeks sous caféine et le asile psychiatrique de haute sécurité, ce qui reste, on ne va pas se mentir, notre vitesse de croisière habituelle à l'association 😛.

Pour poser le décor, sachez que le niveau d'artisanat a franchi un cap absolument indécent.
Alix nous a pondu une armée de miniatures Harry Potter au crochet 🤯 ! Trop mimz!

Mais l'apothéose du diabète et de la cinéphilie est venue de Marine, qui a matérialisé l'Œil de Sauron sous forme de gâteau.
Oui, le Seigneur des Ténèbres lui-même, réduit à l'état de pâtisserie dévorée par des carnassiers amateurs de cubes en bois, bien que les photos de sa confection en cuisine nous aient fait suspecter l'usage de rituels interdits au Mordor.
Les étapes 🔞:

Pour parfaire ce tableau digne d'un complexe cinématographique clandestin, Joëlle gérait le pôle pop-corn 🍿 maison pendant que d'autres s'enfilaient des bonbons et des sodas comme si leur espérance de vie dépendait de leur taux de glycémie.
Au milieu de ce joyeux bazar, Stitch flânait à côté de l'apprenti sorcier de Disney pendant que Laurent costumé en Batman a soudainement décidé de grimper sur une table pour dominer le paysage urbain de la salle, prouvant une fois de plus que le ridicule ne tue pas, mais qu'il peut faire foirer une structure en agglo.

Une fois les estomacs solidement bétonnés par le sucre, les hostilités sérieuses ont débuté sur les tables de jeu.
Certains ont choisi de s'ensabler le cerveau sur Arrakis avec Dune, une expérience vécue dans un silence de cathédrale assez flippant où Fred a fini par écraser la concurrence avec le sang-froid d'un ver géant assoiffé de pouvoir.

Pendant ce temps, la table d'à côté sombrait dans l'hystérie collective autour d'un Dixit Disney d'anthologie.
Joëlle, visiblement inspirée par ses exploits de pyromane du pop-corn mentionnés plus haut, balance l'indice « cuisine » pour faire deviner sa carte.
Tout le monde se plante lamentablement en choisissant les mauvaises illustrations, laissant la bonne carte totalement vierge de tout vote.
Pourquoi ?
Parce que notre génie du jour avait repéré une micro-hotte de cuisine que même un agent du FBI équipé d'un microscope électronique n'aurait pas décelée.
Victoire par KO technique pour Joëlle, merci la déduction, ou plus probablement, merci la chance insolente des débutants.

(La hotte en question..)

Pendant qu'Antoine lançait la mission 626 pour extirper Stitch des griffes sadiques des expériences de Jumba, Caro tentait d'imposer son hégémonie pharaonique sur Pyramire.
Malheureusement pour ses ambitions de grandeur antique, Alexis est venu piétiner ses rêves de pyramides en raflant la mise à la fin d'une partie qui a vu autant de coups bas géopolitiques que d'éclats de rire nerveux.

Un peu plus loin, une secte d'architectes mégalomanes s'est mise en tête de bâtir la bourgade de Bella Vista.
Au terme d'une lutte acharnée à base de truelles virtuelles et de béton armé, Louis a gentiment spolié ses camarades en récoltant des loyers d'usurier, s'offrant une victoire insolente grâce à la plus grosse déclaration de patrimoine de l'histoire de l'association, de quoi déclencher un contrôle fiscal imminent.



De son côté, Laurent jouait les flibustiers sur Skull King, remportant la mise à la toute dernière seconde d'un affrontement chaotique et totalement imprévisible, digne d'un abordage après trois bouteilles de rhum.

La soirée s'est achevée en apothéose artistique avec une session de dessin d'inspiration Picasso.
Par pure solidarité avec Pascale, privée de sa main droite suite à une blessure de guerre ludique, l'intégralité des joueurs a accepté de dessiner exclusivement de la main gauche.
Le résultat sur les cartes comme « Requin », « Fantôme » ou « Prendre l'avion » oscille entre le génie brut et le dessin d'enfant de quatre ans sous somnifères.
C'était, pour citer nos poètes locaux, carrément « Trait cool ».
Minuit ayant sonné, nos héros d'un soir ont rangé leurs capes, leurs sabres laser et leurs feutres baveux pour repartir dans la nuit froide, rêvant déjà aux prochaines trahisons autour d'une table.

Alors, prêts à venir tester votre mauvaise foi et vos talents de gaucher à la prochaine session ?